XV, une montagne, de la neige !

XV à la montagne

Une équipe de rugby ? Un grand bourgogne qui titre 15° ? Non juste un groupe de copains du club qui aiment pratiquer les raquettes à neige. Certains sont même arrivés depuis le mercredi, histoire de s’échauffer un peu et tester la poudreuse.

Avec les 10 marcheurs qui arrivent le vendredi en début d’après midi, nous montons à la petite chapelle au-dessus des Moulins d’ISABY puis aux ruines du couvent un peu plus haut, soit environ 3 heures de marche afin de se mettre en jambes.

Dès samedi 11 février, nous avons beaucoup de plaisir à retrouver Damien, notre guide local, et direction le refuge de la Glère au dessus de Barèges.

La montée au-dessus de Barèges

Ce matin, ça pique ( – 7°) et nous démarrons à l’ombre. Bonnets, gants, doudoune, cache-nez, bandana, faut tout mettre. Nous commençons à grimper progressivement et découvrons que la neige est abondante bien qu’il n’ait pas neigé depuis le 27 janvier !

Le panorama s’élargit petit à petit, la vallée est magnifique. A plusieurs reprises nous apercevons des isards (présents seulement dans les Pyrénées), quelle agilité ! Et dire qu’ils sont encore chassés en dehors du parc national, limités à un nombre de bracelets certes, mais chassés quand même.

Après une bonne petite grimpette, le pique-nique dans la neige est le bienvenu. Tout le monde sort sa gamelle pour reprendre des forces. Cognac et génépi obligatoires en fin de repas et avec modération. Quel plaisir de manger là-haut, face à ces sommets, sous un soleil magnifique et à l’abri d’un gros rocher.

Tiens, nous avons un petit nouveau cette année, Mehmet, nous allons le prendre en photo. Sans aucune résistance, il s’est fait baptisé à grand renfort de boules de neige. L’année prochaine, il pourra en faire de même avec les débutants.

Après le repas, nous montons encore un peu pour admirer ce magnifique paysage car nous sommes à proximité de la réserve naturelle de Néouvielle.

Une chouette de Tengmalm (un rapace très rare dans les Pyrénées) s’amuse

Chouette de Tengmalm ~ d’après le site oiseaux.net

certainement à nous voir avancer laborieusement dans la neige ; son chant, un pou-pou-pou-pou doux et répétitif, nous accompagnera tout l’après-midi !

La descente vers Barèges est beaucoup plus fun avec quelques « culing » (descente sur les fesses dans la neige) au programme. L’arrivée est appréciée après 11,5 km de raquettes à neige, pas mal pour une première journée !

Soirée très réconfortante et conviviale, mais où irons-nous demain ?

Le dimanche 12 février, 8h45, Damien est ponctuel. Aujourd’hui nous grimperons au refuge d’Ilhéou et du lac éponyme. Super, certains d’entre nous connaissent bien pour y être passés en trek l’été.

C’est parti pour une belle journée de marche, il fait moins froid qu’hier, la montée est progressive, jusque-là tout va bien. Quelques petits passages techniques en devers s’annoncent. Damien sécurise les passages délicats, nous avons le droit à 5% de perte mais bon, si nous pouvions éviter … (humour !)

La neige devient plus poudreuse et la pente beaucoup plus raide à l’approche du lac, nous nous enfonçons, nous tombons sur les fesses, la fatigue commence à se faire sentir en cette fin de matinée, il est temps d’arriver, encore un dernier effort. Quelle récompense à l’arrivée, le lac d’Ilhéou est entièrement gelé, le cirque autour du lac est magnifique, le refuge à près de 2000 mètres nous attend pour un bon repas.

Il fait beau, très beau  même ; tous calés contre la bâtisse nous profitons de ce moment de détente, crème solaire, lunettes et casquette obligatoires car à cette altitude les rayons du soleil sont moins filtrés (dixit Jeaninne, notre logeuse du gîte “les Moulins d’Isaby”).

La descente s’effectue par le même sentier avec quelques variantes en fin de parcours dans une poudreuse suffisamment épaisse pour que tout le monde tombe en avant, en arrière ou se coince une raquette dans un trou (il est joueur, ce Damien !).

Quel beau week-end partagé à la montagne : temps magnifique, neige abondante, efforts physiques mais de bien belles rigolades !

Alors, XV à la neige OUI, une véritable équipe OUI, du bon vin à 15° OUI !

Thierry Beaudry

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Le demi tour du Cotentin

Randonnée sur le GR 223 – le Tour du Cotentin, du 14 au 26 mai 2022

En 2019, un premier groupe avait déjà randonné sur ce GR 223 le long du littoral de Normandie, sur la côte ouest. Deux années plus tard, nous voici prêts à poursuivre notre périple. Nous avons rejoint le lieu-dit Le Rozel, aux Pieux, avec la Malle Postale, après avoir laissé nos voitures au parking d’un camping de Pontorson.

Au programme, 11 étapes, de 18 à 30 km quotidiens, pour rejoindre au final le Mont Saint-Michel. Chaque soir un hébergement différent : campings, hôtels, chambres d’hôtes ou Centre de vacances. L’accueil y fut toujours agréable et chaleureux.

Pendant le Tour du Cotentin 2022

Le paysage, très différent de celui de notre 1ere édition, nous a permis de marcher dans les dunes, Coutainville, Hauteville, Les Mielles, sur des chemins sablonneux, de longer les digues, de contourner les havres, petits ports naturels, situés à l’embouchure d’un fleuve (St Germain sur Ay, Lessay, La Vanlée) pour accéder aux différents caps comme le cap de Carteret, la pointe du Banc, la pointe d’Agon ou la pointe rocheuse du Grouin, mais aussi de passer dans les prés salés chers aux moutons du même nom.

Les petits villages traversés ne manquent pas de caractère, avec beaucoup de rosiers et de rhododendrons aux couleurs flamboyantes. On n’oublie pas un arrêt au lavoir de la Mère-Denis à Barneville, où, entre nous, je n’y ferais pas ma lessive… Les marées basses en bord de plage étaient très appréciées pour tenter de ramasser quelques huîtres… Ou admirer les cabanes de plage si colorées sur la dune de Gouville.

Tour du Cotentin 2022 ~ Gouville

La première semaine se fit sous le soleil. Nous avons pu agréablement visiter la partie historique de Granville et le jardin de Christian Dior. Le temps changea ensuite et nous força à marcher sous une pluie fine  qui nous obligea à modifier notre circuit pour éviter un passage difficile, Carolles, un p’tit regret, même si nous avons retrouvé le GR en bord de falaise avec une surprise : au loin le Mont Saint-Michel ! Mais le chemin est encore long pour y arriver, 3 jours, soit pas moins de 60 km. Le ciel s’est découvert et nous avons rejoint Céaux après une très longue journée de rando. Très fatigués, nous avons repris des forces avec un petit verre de pommeau et la cuisine réparatrice de Michel.

Tour du Cotentin 2022

Notre dernière étape nous a conduit tranquillement sur les polders de bord de mer avec toujours le Mont Saint-Michel en point de mire, puis la piste verte à pied pour rejoindre Pontorson et notre camping du jour.

Nous ne pouvions arrêter là notre périple et nous nous devions de faire un aller-et-retour du Mont Saint Michel au rocher de Tombelaine, histoire de découvrir la baie avec un guide, temps couvert mais sans pluie.

Après 250 km dans les jambes, notre tour du Cotentin est maintenant terminé. Et pourquoi pas continuer par la Bretagne sur le GR34 ? Idée à retenir …?

par Marie-Té G

Haute-Loire ardéchoise !

Le récit de notre semaine de randonnée dans les monts du Vivarais en septembre : cliquez  ici

La passerelle des gorges du Lignon à St Maurice du Lignon

la plus longue

La plus longue passerelle himalayenne  de France avec ses 268 m de long, la Passerelle des Gorges du Lignon nous tendait ses bras pour commencer cette semaine … Oserions-nous la franchir suspendus 78 m au-dessus de la rivière Lignon  ?…

 

Sentiers partagés !

Notre rayon d’action raccourci nous a quelque peu éloigné des secteurs sauvages. Mais savez-vous que nos sentiers préférés sont appréciés par d’autres … usagers ?

Chaîne vidéo “Vies à Vies”

Voyez cette info trouvée sur la page facebook de Vienne-Nature, (une association basée à Fontaine le Comte), et le lien proposé d’une chaîne vidéo spécialisée :

“Les sentiers de randonnée suivis par les humains sont, la nuit venue, aussi largement fréquentés par différentes espèces animales. Elles tirent profit de ces sentiers ouverts pour se déplacer plus facilement en forêt lors de leur recherche de nourriture. Mais le tracé de ces sentiers constitue aussi pour elles un repère pour s’orienter. Certains grands arbres ou troncs couchés, qui sont pour nous de simples détails du paysage, sont pour ces espèces de véritables balises qu’elles utilisent pour se représenter la « carte » de leur territoire. Par ordre d’apparition : écureuil,  mulot, fouine, genette, blaireau, renard, loutre.

Ces animaux sauvages et libres ont été filmés dans leur milieu naturel à l’aide de caméras à déclenchement automatique, à proximité d’une grande ville du Sud de la France.”

Pour voir la vidéo (3 mn 30) : Sentiers partagés

Michel

Bye bye l’hiver !

D’habitude, l’hiver est marqué au sein de notre club par un rendez-vous pyrénéen, notre sortie collective de marche avec raquettes. Ce moment est unique : il n’arrive qu’une fois par an, et il rassemble les aficionados de cette pratique singulière ! Il est aussi un rendez-vous où le côté sportif est aussi fort que la joie, les jeux (si si !) et les rires ou l’ambiance de ce week-end particulier !

Cette année, point de déplacement dans les Pyrénées ! …

Pour retrouver ces plaisirs uniques, pas d’autre solution que de s’organiser en solo ! La montagne a vu beaucoup de sportifs même en l’absence des remontées mécaniques. Parions que, au vu des stocks de matériel vides des loueurs, beaucoup auront découvert la pratique de la marche en raquettes …

En l’absence d’un article relatant ce moment, acceptez donc que je me contente d’une publicité …

Nous aimons la pratique de la marche avec raquettes, mais savez-vous que les fabricants travaillent à nous proposer un nouveau matériel ?

Les nouvelles raquettes par “La fédération française de la retraite sportive”

Voici une vidéo dont je ne suis pas l’auteur … qui nous présente un test des raquettes « snowshoes » EVVO fabriquées par … Michelin ! Cliquez sur ce lien : Marcher sur la neige

Pas d’avis, ni d’intérêts sur la question, ne voyez là qu’un intermède distractif !

Michel

Bêlements et encorbellements sur le Causse Méjean !

Fin août, une semaine de randonnées dans les Gorges du Tarn

Petit préambule : Pour cause de covid, c’est le premier séjour 2020 de notre association. Nous sommes 23 sociétaires d’» Au Détour Du Chemin », pour cette sortie, bien décidés à affronter les escarpements des Gorges du Tarn (tout en respectant les gestes barrières, évidemment …)

1er jour, arrêt au Canyon de Bozouls

Rendez-vous est donné au village de Bozouls pour une randonnée au cœur du « Trou  de Bozouls ». Depuis le belvédère, une vue plongeante nous est offerte sur le canyon. Nous avons donc plongé pour une balade en contrebas. Une cascade haute de 13 m, le quartier du château avec son église romane Sainte-Fauste et le sentier botanique avec des passerelles qui offrent de nouvelles sensations sont proposés.

7 km et 3 h de marche pour cette randonnée (dénivelé de 268 m).

Le soir, arrivés au gîte à Hielzas et après quelques hésitations, tout le monde a pu se loger et le séjour concocté par notre équipe de choc a vraiment commencé.

Dimanche 30/08: Randonnée de Roques Sainte-Marguerite à Montpellier-Le-Vieux

Partis de la Roque Sainte-Marguerite, il fallut monter aux Rochers de Roques Altès, descendre dans le ravin du Riou, pour rejoindre la Bresse et atteindre le Chaos de Montpellier le Vieux. La Cité des Pierres à Montpellier-le-Vieux est un site naturel classé surplombant les gorges de la Dourbie où l’explorateur Edouard Alfred Martel a imaginé des noms pour ces différents monolithes : l’éléphant, la reine Victoria, le Sphinx….

Au cours de cette journée, nous avons pu admirer ces bâtisses aux toits de lauzes répertoriés à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel de France.

16 km et 6 h de marche avec un dénivelé de 860 m.

Lundi 31/08 : Le Roc des Hourtous

Partis tôt du village de Rieisse, sur le plateau du Méjean, nous assistons au bal des vautours s’ébrouant au petit matin. Combien étaient-ils ? 10, 20, 30, 40 ? Pure magie que de voir ces magnifiques oiseaux planer au-dessus de nos têtes ou juste à notre hauteur … Ce sera notre première rencontre avec les vautours, il y en aura d’autres tout aussi magiques.

«Descente technique» bien raide du Roc des Hourtous vers La Malène où la pause pique-nique sur les rives du Tarn a été la bienvenue. Après une descente, bien sûr, s’impose une remontée, par un sentier escarpé dans la forêt. Original ce soir-là : l’achat de belles salades et d’œufs chez l’habitant.

12 km et 5 h 30 de marche pour cette randonnée avec un dénivelé de 660 m.

Mardi 1/09 : Visite de la maison des vautours

Cette seconde rencontre avec les vautours nous permet de mieux approcher ces grands oiseaux de 2,80 m d’envergure pour le vautour fauve par exemple. La visite est instructive et enrichissante.

La journée continue dans les coteaux qui surplombent la vallée.  Le sentier chemine le long des corniches du Tarn pour aller vers deux villages troglodytes, accessibles uniquement à pied, Eglazines et Saint-Marcellin. Imaginez la vie isolée des habitants et l’émotion qui saisit face à ce calme et cette tranquillité sous les falaises du Sauveterre. Panorama grandiose !

15 km et 5 h 30 de marche, un dénivelé de 670 m.

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