Bêlements et encorbellements sur le Causse Méjean !

Fin août, une semaine de randonnées dans les Gorges du Tarn

Petit préambule : Pour cause de covid, c’est le premier séjour 2020 de notre association. Nous sommes 23 sociétaires d’» Au Détour Du Chemin », pour cette sortie, bien décidés à affronter les escarpements des Gorges du Tarn (tout en respectant les gestes barrières, évidemment …)

1er jour, arrêt au Canyon de Bozouls

Rendez-vous est donné au village de Bozouls pour une randonnée au cœur du « Trou  de Bozouls ». Depuis le belvédère, une vue plongeante nous est offerte sur le canyon. Nous avons donc plongé pour une balade en contrebas. Une cascade haute de 13 m, le quartier du château avec son église romane Sainte-Fauste et le sentier botanique avec des passerelles qui offrent de nouvelles sensations sont proposés.

7 km et 3 h de marche pour cette randonnée (dénivelé de 268 m).

Le soir, arrivés au gîte à Hielzas et après quelques hésitations, tout le monde a pu se loger et le séjour concocté par notre équipe de choc a vraiment commencé.

Dimanche 30/08: Randonnée de Roques Sainte-Marguerite à Montpellier-Le-Vieux

Partis de la Roque Sainte-Marguerite, il fallut monter aux Rochers de Roques Altès, descendre dans le ravin du Riou, pour rejoindre la Bresse et atteindre le Chaos de Montpellier le Vieux. La Cité des Pierres à Montpellier-le-Vieux est un site naturel classé surplombant les gorges de la Dourbie où l’explorateur Edouard Alfred Martel a imaginé des noms pour ces différents monolithes : l’éléphant, la reine Victoria, le Sphinx….

Au cours de cette journée, nous avons pu admirer ces bâtisses aux toits de lauzes répertoriés à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel de France.

16 km et 6 h de marche avec un dénivelé de 860 m.

Lundi 31/08 : Le Roc des Hourtous

Partis tôt du village de Rieisse, sur le plateau du Méjean, nous assistons au bal des vautours s’ébrouant au petit matin. Combien étaient-ils ? 10, 20, 30, 40 ? Pure magie que de voir ces magnifiques oiseaux planer au-dessus de nos têtes ou juste à notre hauteur … Ce sera notre première rencontre avec les vautours, il y en aura d’autres tout aussi magiques.

«Descente technique» bien raide du Roc des Hourtous vers La Malène où la pause pique-nique sur les rives du Tarn a été la bienvenue. Après une descente, bien sûr, s’impose une remontée, par un sentier escarpé dans la forêt. Original ce soir-là : l’achat de belles salades et d’œufs chez l’habitant.

12 km et 5 h 30 de marche pour cette randonnée avec un dénivelé de 660 m.

Mardi 1/09 : Visite de la maison des vautours

Cette seconde rencontre avec les vautours nous permet de mieux approcher ces grands oiseaux de 2,80 m d’envergure pour le vautour fauve par exemple. La visite est instructive et enrichissante.

La journée continue dans les coteaux qui surplombent la vallée.  Le sentier chemine le long des corniches du Tarn pour aller vers deux villages troglodytes, accessibles uniquement à pied, Eglazines et Saint-Marcellin. Imaginez la vie isolée des habitants et l’émotion qui saisit face à ce calme et cette tranquillité sous les falaises du Sauveterre. Panorama grandiose !

15 km et 5 h 30 de marche, un dénivelé de 670 m.

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Les travaux d’été …

Même si les restrictions sanitaires ont considérablement réduit les différentes activités de randonnée dans notre association ce printemps, la pratique de la marche réclame chaque année le travail de quelques dévoués bénévoles au sein des différents clubs du pays.

L’arrivée de l’été sonne le contrôle du GR qui traverse notre commune et l’éventuelle réfection des marques du parcours. Dans notre club, quatre groupes sont constitués pour 4 tronçons successifs, allant de Mezeaux, jusqu’à Coulombiers.

Ce lundi matin, 3  randonneurs se retrouvaient, poches et sac à dos chargés. Pour baliser, faut pas avoir froid aux yeux !

Il convient de retrouver toutes les marques, contrôler qu’elles sont bien visibles, les dégager de leur manteau végétal du printemps et vérifier qu’aucune nouveauté ne risque de troubler la direction du randonneur.

Gare aux abeilles, aux vipères, aux ronces et autres épines (de celles qu’on préfère en général transformées en boissons conviviales !), ainsi qu’aux bavures de peinture … J’y ai appris le truc mnémotechnique de base  : lequel des 2 coloris est en haut  ? Hé bien, on met la crême chantilly sur la tarte aux fraises et pas l’inverse !

Michèle et François au travail

Le travail réclame toute leur attention !

Ah, c’était donc ça qu’ils convoitaient !

Michel Quillivic

Les liens ou le lien ? …

Pieds et poings liés … ou presque en cette période de confinement dû à la pandémie qui bouleverse tout, en ce printemps 2020 !

Remisées nos chaussures de marche, suspendu au clou notre sac à dos, abandonnés nos bâtons ! Notre activité physique favorite est réduite à peau de chagrin et nous devons nous contenter d’une petite sortie, un déplacement bref pour notre santé ou notre équilibre mental, dans notre environnement immédiat !

Il ne nous reste plus qu’à “marcher dans notre tête” en attendant des jours meilleurs !

Et comme cette pratique sportive permet de développer du lien social, ne nous privons pas de favoriser cet échange et ces relations qui font la vie et le charme d’une association comme la notre !

Je vous propose, par ce site, de garder le contact, et même d’en faire plus : échangeons nos lectures (au sens large) sur le sujet de la marche et de la rando ! Partageons et donnons l’envie de voir et lire ces différentes sources de plaisir. Marchons depuis nos fauteuils, sur les sentiers et les chemins “parcourus” par d’autres.

Merci aux adhérents qui ont répondu aussi rapidement !

Michel Quillivic

Vous trouverez donc les avis de quelques uns parmi nous qui partagent leurs lectures de DECONFINEMENT favorites !

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Là-haut, sur la montagne …Ou en langage local : arriba !

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Dans le silence étouffé d’une neige immaculée, je trace dans cette poudreuse inviolée la piste qui me mènera au sommet. L’effort est intense mais atténué par le froid piquant de ce bel hiver pyrénéen …

… Soudain, le réveil me sort de ce rêve hivernal … !

Où suis je ? Quel jour sommes nous ?

Mes yeux essaient de percer la pénombre. Mes oreilles perçoivent, à mes côtés, un léger ronflement.

Ça y est. Tout me revient. Je suis aux Moulins d’Isaby, dans les Hautes-Pyrénées, et nous sommes le 8 février 2020. Le week-end Raquettes tant attendu depuis un an est enfin arrivé. Tout à l’heure, après un copieux petit-déjeuner servi par Jeannine LATAPIE, notre hôtesse, je vais retrouver les 24 autres passionné(e)s et nos 2 guides : Stéphane “Arriba” et Julien, qui remplace Damien, empêché cette année, et nous partirons en altitude retrouver les belles images de mon rêve.

Les copains : OK

Le petit-déjeuner : OK

Les guides : supers comme d’habitude, et Julien le petit nouveau est dans le même état d’esprit d’écoute et d’humour. Tout laisse à penser que ça ne sera pas triste cette année encore !

Mais c’est hélas à peu près tout … si je puis dire !

Effets d’un réchauffement climatique ou phénomène exceptionnel et épisodique, la neige n’est pas présente. Il a fallu que les guides se creusent les méninges pour nous trouver des versants encore enneigés, hauts en altitude, pour que nous puissions pratiquer la marche avec raquettes. Ils nous sauvent une fois de plus !

Samedi, nous voici au-dessus de la station de GAVARNIE, sur les flancs du Pic de Lary. La neige craque sous les raquettes et la vue sur la Brèche de Roland (dont la légende nous fut comptée par Stéphane) est vraiment magnifique. Pique-nique au soleil sur un balcon enneigé grandiose et unique !

Dimanche, c’est sur les hauteurs d’HAUTACAM que nous évoluons. Même douceur, même neige croûtée. Il nous a quand même fallu abandonner les raquettes pour achever l’ascension finale du Pic de Barran, exposé au soleil, et grimper à 1982 mètres. Retour en « mode premium », jusqu’aux genoux dans les bruyères callunes !

Certes, les conditions hivernales n’étaient pas au rendez-vous mais la météo fut excellente, et le plaisir de parcourir ces crêtes et sommets toujours intense. La grâce des Pyrénées intacte quoi … !

Seules quelques ampoules « monstrueuses » viendront gâcher la randonnée de notre motard de service …

Et que dire des soirées. La nouvelle formule avec un repas de clôture le dimanche soir fut manifestement très appréciée par les participants. Un coup d’essai transformé !

Coté sportif, voici nos exploits :

SAMEDI : 7,5 km, 6 h 20 de rando, et un total de 648 m de dénivelé positif.

DIMANCHE : 10,7 km sur 7 h 07 avec 660 m de dénivelé positif.

Et comme le préciserait Stéphane : « BRAVO les enfants, je suis fier de vous !!!! »

Christophe P

Pour voir quelques photos, c’est ici :

Rando raquettes / Pyrenees-2020