Une dernière rando sur le GR5

Pour achever notre circuit sur le GR 5 (« nommé La traversée des Alpes« ) commencé en juillet 2015 à Thonon les Bains, cette dernière étape était donc, cet été, la 5ème, et il nous fallait aller de St Etienne de Tinée jusqu’à Menton, soit 132 km. Nous étions treize randonneurs motivés, sans oublier « Kiki » notre mascotte installée sur le sac à dos de Christophe.

Cette rando nous a fait traverser le Parc du Mercantour et la Vallée des Merveilles, itinéraire au cœur de la nature. En marche !

Dans les alpes 2019

Une variété de paysages s’offre à nous : bassins, vallées et cols, parfois difficiles à franchir – dix sont à plus de 2 000 m d’altitude – et quelques 8231 m de dénivelé positif. Tous, nous sommes plein de courage et le groupe avance bien sous un beau soleil. Ici c’est le terrain de jeux des marmottes, bouquetins et chamois, aperçus parfois tout près de nous. Mais c’est aussi un jardin de fleurs aux couleurs vives qui nous enchantent ; ainsi nous avons pu voir l’edelweiss. Les efforts sont quotidiens et l’entraide parfois nécessaire pour avancer dans ces décors exceptionnels. Dans la Vallée des Merveilles, site protégé, nous avons eu la chance de rencontrer un guide du parc qui nous a expliqué comment et où découvrir les gravures sur les rochers : corniformes, attelages, « visage du Christ ». Un site unique et remarquable réputé, le point fort de ce trek à l’évidence ! Encore loin de l’arrivée au « Pas du Diable », il nous semble pourtant apercevoir, tout là-bas, la grande bleue avec la Baie des Anges devant Nice …. un mirage ? …

pause au sommet

Les journées ne se terminent pas sans une petite mousse qui est l’occasion d’échanger sur la journée. Les repas servis dans les refuges furent les bien-venus, copieux et savoureux. Chaque soir, un nouveau lieu pour la nuit, avec son lot de surprises, mais aussi de fous rires : le fil à linge indispensable tendu comme on peut, les escaliers si raides ou les inévitables ronflements …

Nous avons terminé à Sospel, belle ville que nous visiterons le soir,  et c’est en train que nous rejoignons Menton. Chacun a pu flâner et y déguster les spécialités locales comme ces boissons citronnées si appréciées de Roger… Ainsi nous terminons notre circuit, les yeux remplis de belles images et des noms tels que Madone de Fenestre, Boréon, Pas des Ladres, Roure, St Dalmas, Reguge de Nice, Camp d’Argent en mémoire comme les moments forts de notre parcours. Je crois que nous pouvons être fiers d’avoir réussi ce circuit qui côtoie les plus hauts sommets du Mercantour, ceux-là qui flirtent avec les 3000 mètres !

Laurence R, pour le groupe des randonneurs

Pour quelques gouttes de sueur …

Rendez-vous était donné ce matin du samedi 29 juin 2019 au petit déjeuner, au gîte Le BUFADOU à SUPER LIORAN, pour cette édition 2019 du trek estival de 2 jours qu’ « AU DETOUR DU CHEMIN «  organise depuis l’an passé.

Les 16 inscrits étaient tous présents « frais et dispos », contrairement à la météo !

Effectivement la canicule sévissait sur l’ensemble du pays depuis une semaine et le climat quasi continental du Massif Central n’épargnait pas la région du Lioran et la vallée de l’Alagnon, malgré l’altitude.

Le petit déjeuner avalé, un briefing se tint afin de décider s’il était envisageable de maintenir le parcours initialement prévu ou pas …

En l’absence d’orage annoncé et avec des températures n’excédant pas les 32 °C, il fut décidé à l’unanimité de ne pas changer les prévisions, quitte à réduire légèrement les distances. Dire que les chapeaux et les brumisateurs étaient de la sortie est inutile …

Une fois les voitures positionnées aux points stratégiques de départ et d’arrivée, le groupe commençait la montée vers le GR 400 au dessus de Laveissière. La forte montée et la chaleur donnaient déjà le ton du week-end. Brumisateur svp !

Cette journée du samedi nous mena vers Super Lioran sur 16 km avec un dénivelé positif de 978 mètres en passant par le buron de Peyre-Gary, le Rocher du Bec de l’Aigle et le buron de Meije-Costes – nous fûmes raisonnable en négligeant l’attirant Téton de Vénus, un peu plus haut encore !

L’arrivée au gîte du Bufadou, la réjouissance d’une douche (fraîche !) et les diverses boissons (plutôt fraîches) furent vivement appréciées.

Après un excellent repas et une nuit plus ou moins reposante – 250 pilotes, de minimes à masters, ce week-end-là pour la Coupe AUVERGNE-RHONE-ALPES en VTT de descente piaffaient d’impatience dans la station …-, l’équipe repartait le lendemain tôt à l’assaut du Plomb du Cantal, deuxième sommet du département. Celui-ci fut atteint tranquillement après une montée de 689 mètres de dénivelé et quelques passages escaladés marquants ! Brumisateur, 2ème !

La montée vers le Plomb du Cantal

Après la traditionnelle photo de groupe prise au sommet, la descente s’effectua sur l’autre versant en direction de Prat de Bouc où le ravitaillement en eau fut le bienvenu, puis vers Albepierre-Bredons, terme de cette journée du dimanche, après 14 kilomètres supplémentaires, de ce trek 2019.

Après une toilette/baignade dans les abreuvoirs du village (ah ces photos … NDLR !) et la dégustation du pot de l’amitié, le retour sur Fontaine le Comte s’amorça après un détour vers une fromagerie locale, histoire de rapporter de ce séjour autre chose que des courbatures…

Un rafraîchissement indispensable …

Félicitons les trekkeurs 2019 pour ce parcours de 30,8 km sur 1 667 mètres de dénivelé positif, rendu plus ardu encore par la chaleur exceptionnelle de ce début d’été. Bravo sincèrement !

Christophe

La victoire des « rouge et blanc »

Tout marcheur vous le dira , le blanc et le rouge doivent être bus … heu… vus rapidement sur le GR.

Pour cela on n’hésite pas à tailler, élaguer et repeindre en blanc et rouge en veillant bien à ce que le blanc ne coule pas sur le rouge et vice versa.

Un bon coup de peinture

A nous, il incombait de contrôler le GR 655 qui traverse notre département du nord au sud (de Port-de-Piles à St Sauvant). Notre équipe vérifiait la portion du lieu-dit « Royauté » jusqu’à Coulombiers. Avec la boite à peintures, pinceaux et pochoirs multiples, les sécateurs et une certaine bonne humeur, nous avons parcouru ce bout de chemin qui est aussi Chemin de St Jacques. Las, le temps caniculaire empêchait tout rêve de trouver quelques champignons …

Travail à 4 mains !

Au détour d’un virage, le tronc monumental d’un vieux chêne était à bas ! La marque en plastique du GR pouvait être récupérée dans les orties, histoire de la replacer sur un autre totem en bon état. En deux coups de couteau-sécateur se fût fait. Au moment de la refixer, le doute nous tomba dessus : la marque blanche, en haut ou en bas … ? … Si d’aventure vous empruntez ce sentier, regardez bien autour de vous, qui sait si vous pourrez trouver notre marque … Nul doute que vous nous pardonnerez cette absence !

les peintres champêtres, François, Francis et Michel

Les sommets du Val d’Azun en raquettes

Enfin, le 7 février est arrivé, j’ai l’impression d’avoir attendu ce week-end « raquettes  » pendant 1 an … et pourtant cette année, nous partons un mois plus tôt. L’appel de la montagne, le plaisir de la neige, le goût du cognac ou du génépi ? Allez savoir…
Le départ se fait à l’aube, pas de temps à perdre, les autres sont déjà sur place à profiter des massifs enneigés ou attendre désespérément l’arrivée du chasse-neige – humour – mais ça nous ne le savons pas encore.
Pause café après 2 heures, cafétéria à Lourdes, la routine. Cette année les crêtes semblent plus enneigées, aurons-nous de la poudreuse jusqu’à la taille ?
Arrivés aux Moulins d’Isaby à Villelongue, nous vidons les coffres et direction Cauterets, la montagne, les routes en lacets, les izards qui traversent la route, les marmottes qui font du stop … Stop, je délire !
Nous nous dirigeons vers le centre thermoludique, avec nos claquettes bien sûr. Moment de détente et de bien-être (sauf le seau d’eau glacée après le sauna !) avant les efforts de samedi et dimanche. « La détente avant l’effort« , c’est un nouveau concept sportif « made in Poitou ». Continuer la lecture de « Les sommets du Val d’Azun en raquettes »

Sur les chemins des Minoens sur l’Ile de Candie …

Découverte de l’Ouest de la CRÈTE, par les chemins, du nord au sud, Mai 2018

Nous étions 18 randonneurs enthousiastes à l’idée de découvrir la Crète, son histoire, ses paysages, sa gastronomie et ses sentiers de randonnée, en cette fin du mois de Mai .

C’est à Héraklion, la capitale, que nous atterrîmes après avoir aperçu les Alpes enneigées et les contours très découpés des îles grecques. CHRYSSA, notre partenaire locale, nous accueillit chaleureusement. Avec Colette, elles nous ont concocté un programme varié, adapté à nos envies. L’itinéraire nous conduit de villes en villages sur toute la partie ouest de l’île.

ACHILLE, ULYSSE, PÉNÉLOPE, ces lieux ont-ils gardé votre mémoire ? Êtes-vous toujours là ?

PÉNÉLOPE nous a entendus puisque c’est elle qui nous accompagnera pendant ce séjour, sous la forme d’une jeune femme dynamique et francophone, youppi ! 

Pause : Pénélope en pleine réflexion …

Elle nous propose, parfois, une  pause  dans nos efforts, pour nous donner des informations sur la mythologie, l’histoire, la faune, la flore ou la vie quotidienne en Crête. Avec une particularité cocasse : commencer une explication et d’un coup s’arrêter ; nous nous amusions de cette façon fantaisiste de présenter les choses. « Vous saurez la suite en haut de cette montagne », déclarait-elle en riant. Gaie, souriante, avenante, et parfaitement cultivée, elle a su nous intéresser tout au long de notre séjour.

Nous avons traversé les fameuses gorges de Samaria, aux parois hautes de 300 m, et resserrée de 3 m par endroit ! Des buissons de lauriers roses colorent le fond de la gorge jalonnée de cailloux et de roches monumentales. C’est impressionnant ! Dans les gorges d’Aradena plus sauvages, les chèvres (ou kri-kri) et leurs petits se perchent un peu partout sur les rochers, y compris sur des escarpements incroyables. Quelques vautours survolent les gorges. Cette nature nous domine, mais sans susciter d’angoisse chez les randonneurs poitevins …

Nous avons longé la mer de Lybie durant deux journées sur un sentier minéral offrant des vues superbes sur cette côte très découpée, aux plages de sable gris et aux eaux turquoises qui ont séduit les baigneurs du groupe. Le vent du sud y est clément. Dame, les côtes africaines ne sont qu’à une centaine de kilomètres !

Arrivée par les chemins à Loutro

Les chemins escarpés et panoramiques aux superbes aplombs nous saisissent ; c’est ainsi qu’ au détour du chemin,  nous avons découvert une carte postale : Loutro et ses maisons toutes blanches et bleues, nichées dans une anse de la montagne et léchées d’une eau turquoise. Le plaisir du bain après les efforts de la marche ponctue alors la journée.

Sur les hauteurs de la corniche

Ces randonnées, c’est aussi la découverte des chapelles blanches qui émergent ci et là, les monastères médiévaux, le plateau d’Omalo, le sentier E4, sans oublier les vieux villages avec de vénérables oliviers multi-centenaires. C’est encore le plaisir des senteurs généreuses du thym sauvage et des grosses touffes de sarriette en fleurs qu’on frôle en marchant et qui exhalent leurs puissants parfums.

A peu de distance de La Canée, au pied des Montagnes Blanches, nous avons apprécié le Parc botanique planté de centaines d’arbres, d’herbes aromatiques et de fleurs fabuleuses, dont de nombreuses espèces endémiques. C’est un vrai coin de paradis unique.

A table ? Que de bons moments partagés autour de plats variés, colorés et très goûteux : tzaziki, dolmas, ragoûts de viande ou de légumes, ou sortes de crêpes fourrées au fromage de brebis … Chacun pique la fourchette dans les différents plats ; ils sont tous plus savoureux les uns que les autres : légumes variés, aromates, fromages et bien sûr la reine, l’huile d’olive, et le miel. Le repas se termine avec le traditionnel raki, eau-de-vie de raisin artisanale, autant pour célébrer le partage entre amis que pour faciliter la digestion !

Nous sommes revenus ravis de ce circuit riche en découvertes, effectué sous un soleil radieux et dans une ambiance chaleureuse.

Un grand merci à CHRYSSA, PENELOPE et COLETTE.                      

Laurence et Michel

Périple beaujolais

Septembre, mois des vendanges ? Nous partîmes pour le Beaujolais !

Promesse de paysages diversifiés, Beaujolais vert, Beaujolais des Pierres Dorées, Beaujolais viticole.

Le Beaujolais est surtout connu pour son vignoble riche d’une dizaine d’AOC. Morgon, Moulin à Vent, Brouilly ou Chiroubles ou alors Julienas … à vous – à nous ! – de choisir ! Et pourrons-nous goûter au vin Paradis … ?

Face au Mont Brouilly

Attention, les pentes sont raides sur ces Monts du Beaujolais, qui méritent leur terme  ! Les marches sont assez sportives quand il s’agit de grimper. Ne pas oublier sa gourde d’eau fraîche dans ce cas ! Si les coteaux sont exclusivement réservés aux vignobles, les sommets des monts ont gardé leurs toupets de bois courts et broussailleux où on déroule notre chemin.

Du côté de Brouilly

Verts se teintant des rouges du raisin mûr, les vignes sont prêtes à être vendangées. Les équipes sont à l’ouvrage partout dans le paysage autour de nous. Le travail n’est sûrement pas simple, vu la pente habituelle des vignobles.

De vignes en vignes, et au détour du chemin, une cadole, ces anciennes cabanes en pierres sèches ! Les cadoles étaient bâties avec les pierres retirées des vignes lors de la création ou de l’entretien de ces dernières.

Mont Brouilly, col de Crie, Bois d’Oingt par l’ancienne voie ferrée, la dégustation n’est jamais loin, accompagnée d’un mâchon local.

Surprenante découverte des cours intérieures et des monuments emblématiques de Villefranche sur Saône, sans oublier le beau village d’Oingt et le musée du vin, au Hameau Duboeuf, son Café des Deux Horloges et ses automates musicaux.

Un arrêt détente à Clochemerle – on ne pouvait négliger sa fameuse « pissotière », ni sa taverne, son théâtre d’automates ou ses peintures murales humoristiques !

L’office du tourisme de Clochemerle

Le dernier jour, arrêt à la Roche de Solutré, « grand site de France » et escarpement calcaire culminant à 493 m et site emblématique du sud Bourgogne Franche-Comté pour une dernière grimpette et un sacré point de vue ! Croisé l’âme de François Mitterand … ? Peut-être…

La Roche de Solutré

Pas de cervelles de canut, ni de quenelles, mais le saucisson au gène, une découverte pour la majorité des randonneurs, fut un régal ! Et pas la moindre gêne pour aller se coucher ! Notez qu’il ne se fait qu’à cette période … Qui c’est les chanceux … ?

Une semaine bien remplie entre marches physiques et visites culturelles, qui nous permit de découvrir ces beaux paysages ondulants, typiques d’une région consacrée à la culture de la vigne.

Pause au détour du chemin

Marinette et Michel

ps : quelques photos à suivre rubrique « Album photo » … ici : Photos « Beaujolais »