Sur les chemins des Minoens sur l’Ile de Candie …

Découverte de l’Ouest de la CRÈTE, par les chemins, du nord au sud, Mai 2018

Nous étions 18 randonneurs enthousiastes à l’idée de découvrir la Crète, son histoire, ses paysages, sa gastronomie et ses sentiers de randonnée, en cette fin du mois de Mai .

C’est à Héraklion, la capitale, que nous atterrîmes après avoir aperçu les Alpes enneigées et les contours très découpés des îles grecques. CHRYSSA, notre partenaire locale, nous accueillit chaleureusement. Avec Colette, elles nous ont concocté un programme varié, adapté à nos envies. L’itinéraire nous conduit de villes en villages sur toute la partie ouest de l’île.

ACHILLE, ULYSSE, PÉNÉLOPE, ces lieux ont-ils gardé votre mémoire ? Êtes-vous toujours là ?

PÉNÉLOPE nous a entendus puisque c’est elle qui nous accompagnera pendant ce séjour, sous la forme d’une jeune femme dynamique et francophone, youppi ! 

Pause : Pénélope en pleine réflexion …

Elle nous propose, parfois, une  pause  dans nos efforts, pour nous donner des informations sur la mythologie, l’histoire, la faune, la flore ou la vie quotidienne en Crête. Avec une particularité cocasse : commencer une explication et d’un coup s’arrêter ; nous nous amusions de cette façon fantaisiste de présenter les choses. « Vous saurez la suite en haut de cette montagne », déclarait-elle en riant. Gaie, souriante, avenante, et parfaitement cultivée, elle a su nous intéresser tout au long de notre séjour.

Nous avons traversé les fameuses gorges de Samaria, aux parois hautes de 300 m, et resserrée de 3 m par endroit ! Des buissons de lauriers roses colorent le fond de la gorge jalonnée de cailloux et de roches monumentales. C’est impressionnant ! Dans les gorges d’Aradena plus sauvages, les chèvres (ou kri-kri) et leurs petits se perchent un peu partout sur les rochers, y compris sur des escarpements incroyables. Quelques vautours survolent les gorges. Cette nature nous domine, mais sans susciter d’angoisse chez les randonneurs poitevins …

Nous avons longé la mer de Lybie durant deux journées sur un sentier minéral offrant des vues superbes sur cette côte très découpée, aux plages de sable gris et aux eaux turquoises qui ont séduit les baigneurs du groupe. Le vent du sud y est clément. Dame, les côtes africaines ne sont qu’à une centaine de kilomètres !

Arrivée par les chemins à Loutro

Les chemins escarpés et panoramiques aux superbes aplombs nous saisissent ; c’est ainsi qu’ au détour du chemin,  nous avons découvert une carte postale : Loutro et ses maisons toutes blanches et bleues, nichées dans une anse de la montagne et léchées d’une eau turquoise. Le plaisir du bain après les efforts de la marche ponctue alors la journée.

Sur les hauteurs de la corniche

Ces randonnées, c’est aussi la découverte des chapelles blanches qui émergent ci et là, les monastères médiévaux, le plateau d’Omalo, le sentier E4, sans oublier les vieux villages avec de vénérables oliviers multi-centenaires. C’est encore le plaisir des senteurs généreuses du thym sauvage et des grosses touffes de sarriette en fleurs qu’on frôle en marchant et qui exhalent leurs puissants parfums.

A peu de distance de La Canée, au pied des Montagnes Blanches, nous avons apprécié le Parc botanique planté de centaines d’arbres, d’herbes aromatiques et de fleurs fabuleuses, dont de nombreuses espèces endémiques. C’est un vrai coin de paradis unique.

A table ? Que de bons moments partagés autour de plats variés, colorés et très goûteux : tzaziki, dolmas, ragoûts de viande ou de légumes, ou sortes de crêpes fourrées au fromage de brebis … Chacun pique la fourchette dans les différents plats ; ils sont tous plus savoureux les uns que les autres : légumes variés, aromates, fromages et bien sûr la reine, l’huile d’olive, et le miel. Le repas se termine avec le traditionnel raki, eau-de-vie de raisin artisanale, autant pour célébrer le partage entre amis que pour faciliter la digestion !

Nous sommes revenus ravis de ce circuit riche en découvertes, effectué sous un soleil radieux et dans une ambiance chaleureuse.

Un grand merci à CHRYSSA, PENELOPE et COLETTE.                      

Laurence et Michel

Périple beaujolais

Septembre, mois des vendanges ? Nous partîmes pour le Beaujolais !

Promesse de paysages diversifiés, Beaujolais vert, Beaujolais des Pierres Dorées, Beaujolais viticole.

Le Beaujolais est surtout connu pour son vignoble riche d’une dizaine d’AOC. Morgon, Moulin à Vent, Brouilly ou Chiroubles ou alors Julienas … à vous – à nous ! – de choisir ! Et pourrons-nous goûter au vin Paradis … ?

Face au Mont Brouilly

Attention, les pentes sont raides sur ces Monts du Beaujolais, qui méritent leur terme  ! Les marches sont assez sportives quand il s’agit de grimper. Ne pas oublier sa gourde d’eau fraîche dans ce cas ! Si les coteaux sont exclusivement réservés aux vignobles, les sommets des monts ont gardé leurs toupets de bois courts et broussailleux où on déroule notre chemin.

Du côté de Brouilly

Verts se teintant des rouges du raisin mûr, les vignes sont prêtes à être vendangées. Les équipes sont à l’ouvrage partout dans le paysage autour de nous. Le travail n’est sûrement pas simple, vu la pente habituelle des vignobles.

De vignes en vignes, et au détour du chemin, une cadole, ces anciennes cabanes en pierres sèches ! Les cadoles étaient bâties avec les pierres retirées des vignes lors de la création ou de l’entretien de ces dernières.

Mont Brouilly, col de Crie, Bois d’Oingt par l’ancienne voie ferrée, la dégustation n’est jamais loin, accompagnée d’un mâchon local.

Surprenante découverte des cours intérieures et des monuments emblématiques de Villefranche sur Saône, sans oublier le beau village d’Oingt et le musée du vin, au Hameau Duboeuf, son Café des Deux Horloges et ses automates musicaux.

Un arrêt détente à Clochemerle – on ne pouvait négliger sa fameuse « pissotière », ni sa taverne, son théâtre d’automates ou ses peintures murales humoristiques !

L’office du tourisme de Clochemerle

Le dernier jour, arrêt à la Roche de Solutré, « grand site de France » et escarpement calcaire culminant à 493 m et site emblématique du sud Bourgogne Franche-Comté pour une dernière grimpette et un sacré point de vue ! Croisé l’âme de François Mitterand … ? Peut-être…

La Roche de Solutré

Pas de cervelles de canut, ni de quenelles, mais le saucisson au gène, une découverte pour la majorité des randonneurs, fut un régal ! Et pas la moindre gêne pour aller se coucher ! Notez qu’il ne se fait qu’à cette période … Qui c’est les chanceux … ?

Une semaine bien remplie entre marches physiques et visites culturelles, qui nous permit de découvrir ces beaux paysages ondulants, typiques d’une région consacrée à la culture de la vigne.

Pause au détour du chemin

Marinette et Michel

ps : quelques photos à suivre rubrique « Album photo » … ici : Photos « Beaujolais »

Rando RAQUETTES ~ 2ème partie

« L’effet de foehn, ou effet de föhn, est un phénomène météorologique créé par la rencontre de la circulation atmosphérique et le relief quand un vent dominant rencontre une chaîne montagneuse !

L’air situé sur le versant ascendant subit un refroidissement adiabatique sec, ce qui augmente son humidité relative jusqu’à possiblement saturation. S’il y a condensation, il y aura production de nuages et précipitations de ce côté, puis le taux de changement devient celui plus lent du gradient adiabatique humide. En aval de l’obstacle, l’air redescend et se réchauffe selon l’adiabatique sèche, ce qui dégage le ciel de ce côté. Selon la quantité de vapeur d’eau perdue et la différence d’altitude avant et après l’obstacle, la température en aval pourra être plus chaude qu’en amont.  »    D’après Wikipédia, encyclopédie libre.

Ce régime de foehn dans les Pyrénées caractérisé par une bande de ciel bleu (la « trouée de foehn ») est certes beaucoup plus facile à comprendre avec une paire de bâtons et les démonstrations de nos 2 guides, fins connaisseurs de leurs montagnes, qui ont su, cette année encore, nous conduire sous les hauteurs d’Hautacam pour une première journée raquettes du groupe rassemblé.

Départ de rando

C’est donc au fond du trou (de foehn), malgré une neige de piètre qualité, que Damien et Stéphane nous ont fait découvrir, ce samedi-là, les empreintes de la faune locale dans un décor mi-boisé, mi-ouvert. Damien nous a particulièrement expliqué le mode de vie des nombreux cerfs peuplant le secteur et montré ces taillis de houx broutés jusqu’à une hauteur impressionnante ! Nous avons même pu croiser la route (…) de 3 biches cherchant pitance !

Au cours de l’après midi, après avoir gagné un peu d’altitude, la qualité de la neige s’étant améliorée, nous avons pu procéder au traditionnel baptême des nouveaux marcheurs, près de la grotte du Dragon dont la légende nous a été narrée par un Stéphane très en verve.

La troupe prête pour le baptême

L’organisation fut si parfaite que la pluie ne nous gagna qu’une fois arrivés aux voitures !

Bilan de la journée : 6,630 km et 640 m de dénivelé.

La soirée fut digne de notre groupe de randonneurs autour du repas de notre hôtesse aux Moulins d’Isaby.

C’est sous un ciel couvert duquel s’échappaient quelques flocons de neige que, le lendemain, le groupe est reparti du Pont d’Espagne vers le lac de Gaube en empruntant des chemins de traverse. « Rock & roll » nous avait prévenu Stéphane …

Le départ fut sportif avec la traversée d’un torrent, de

Pas-de-deux dans le torrent

rochers en rochers, avec les raquettes aux pieds. Malheur à celui ou à celle qui aurait eu la mauvaise idée de chuter ! Heureusement l’entraide collective et les compétences de nos guides nous ont permis de traverser tous sans le moindre souci.

Au fil de la montée, nous avons pu apercevoir des hardes de chamois, sur le versant opposé, cherchant pâture sous les coulées de neige.

Après un court arrêt au lac de Gaube, tant la bise descendant du Vignemale soufflait fort, le temps de prendre quelques photos du lac recouvert d’une bonne vingtaine de centimètres de glace, nous avons entamé la descente. Au fur et à mesure de notre progression, le ciel se découvrit et c’est sous le soleil que nous nous sommes posés quelques instants auprès d’un

Entrée dans l’igloo …

 bel et étonnant igloo construit par Stéphane et un groupe d’enfants un peu plus tôt dans la saison.

Les « retardataires » ont même eu le privilège d’observer de très près une femelle isard et son jeune, occupés à brouter dans le sous-bois !

Bilan de la journée : 5,800 km et 414 m de dénivelé.

Tous s’accordèrent pour dire que ce fut un week-end bien fun ! …

Mais au pays des montagnes enneigées, s’il est question des plaisirs de la marche avec raquettes dans ces vallons et sur ces pentes, il est aussi parfois nécessaire de se prémunir contre les échauffements des talons et l’apparition d’ampoules si douloureuses et gênantes !

Alors, interrogeons quelques spécialistes qui s’étaient minutieusement préparés à l’avance, afin qu’ils nous éclairent !

– « Dominique, que disent tes talons ?

– Se tiennent parfaitement à carreaux ! J’aurais eu une dent contre eux dans le cas contraire !

– Et toi, Thierry, ça va comment ?

– XO, ça va parfaitement, je maîtrise et sans dopage s’il vous plaît !

-Et toi, Michel, t’avance pas ?

– Peut-être, mais je démarre impeccable, et après il suffit que ça monte. »

Aucune ampoule cette année … ? ! Incroyable !

Aux dernières nouvelles, on apprend que si, et malgré ses résistances, c’est Colette qui s’y est sacrifiée. Elle aurait même déclaré « Dans les chaussures de marche, tout va bien ! C’est dans les baskets que ça devient douloureux  » ! Se pourrait-il que « nul ne soit prophète en son pays … » ?

Christophe & Michel

Sur les chemins basques

Le 4 septembre nous étions 25 randonneurs à partir pour un périple au Pays Basque.
Départ avec la pluie, mais rien ne nous arrête, ni ne gâche notre moral. Nous avons bien fait car nous n’aurons, finalement, qu’une matinée de pluie cette semaine-là.
Première étape Cambo les Bains : au programme une petite rando de 9 km, histoire de nous mettre en jambe !

Le lendemain réveil avec le soleil. Deux options pimentées sont proposées : une balade autour d’Espelette ou ascension du Pic du Mondarrain avec une sacrée montée et un panorama à 360° jusqu’à la mer. En fin d’après-midi, visite de la chocolaterie Antton où nous avons suivi un autre chemin, celui des fèves de cacao à travers le monde, avant de déguster ces délicieux chocolats qui nous ont fait tous craquer, voire pleurer – ceux au piment – de plaisir …
Troisième jour, c’est avec la pluie que nous nous réveillons. Mais, tout le monde le sait, il en faut plus que ça pour entamer notre bonne humeur. Certains en ont profité pour aller faire quelques emplettes en Espagne, pendant que d’autres, restés au sec, tapaient le carton.
Le soleil revenu, nous avons grimpé l’après-midi au sommet du Mont Baigura. De là-haut, le paysage époustouflant nous a charmés !

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